Dans un arrêt fort intéressant en date du 23 décembre 2019, le tribunal de commerce de Paris a jugé la société Zara coupable d’actes de parasitisme pour la reprise de l’esprit de collections entières de la société Dior.

Reprenant la définition usuelle du parasitisme, la société Dior a considéré que la société Zara s’était placée dans son sillage afin de tirer profit de ses efforts et son savoir-faire sans bourse délier.

En l’espèce, outre les investissements de près de 21 millions d’euros réalisés par la société Dior, le Tribunal a relevé la reprise par Zara de thèmes tels que celui de l’astrologie ou encore du « far west » utilisés dans deux collections Dior.

Notons que si le Tribunal reconnait l’usage dans le monde de la mode de s’inspirer de modèles existants, il réprime le fait de « puiser » son inspiration dans l’univers de collections tierces.

L’assistance d’un avocat intervenant en concurrence déloyale peut alors s’avérer utile pour apprécier la qualification juridique des faits et envisager les recours possibles.

T. Com. Paris, 15e ch., 23 déc. 2019, n° 2018025628, SA Christian Dior Couture c/ Zara France